La Galerie des Nanas est à vendre

Ça y est, les enchères sont ouvertes et elles seront sympa…

La Galerie des Nanas est à vendre et quoi de mieux pour y parvenir, que de solliciter son magnifique réseau construit depuis 2011 et bien avant. Je vais vous présenter le lieu comme vous ne l’aviez pas encore vu, sauf peut-être si vous êtes de celles et ceux qui y sont passés, y ont créé, y ont dormi, m’y ont croisé et plus encore chanceux, ceux qui y ont croisé Martine. Aujourd’hui, je vous ouvre les portes non pas de l’espace d’exposition, puisqu’il est partout sur la toile, mais je vous ouvre les portes de la maison qui la dominait modestement.

C’est une maison de 1851. 14 pièces : 2 espaces d’exposition, 2 chambres à coucher, 2 bureaux, cuisine équipée (avec lave-vaiselle), grand salon, 2 salles de bains, un espace loft avec toilette, troisième bureau et toilette, 1 atelier peinture, 1 garage avec atelier bois et construction, une terrasse dans les arbres, un jardin… Le toit est bleu et tout neuf, les fenêtres sont vieilles, mais elles font tout le tour. Pleine est la lumière.

 

 

En face, il y a le bureau de poste, à 100 mètres il y a la Caisse Pop avec ses guichets bancaires. Au village, il y a un café, deux restos qui ont de la classe et trois restos fast-food… Le village est vraiment chouette avec une place centrale. Il est possible d’y faire ses emplettes sans laisser d’empreinte carbone. Enfin, notre région a besoin de gens dynamiques et impliqués, il y a même par là des subventions et la possibilité d’y tenir des réunions par télé-présence à la fine pointe des technologies. Il y a aussi à St-Camille, une municipalité voisine, un festival du masque international et un centre de congrès d’économie sociale.

On nomme Danville, la Magnifique. C’est pour cette raison que nous y sommes venus : pas moins de 150 maisons patrimoniales du 19e siècle et un étang que Jovette Marchessault adorait et qui reçoit près de 100 000 oies blanches et bernaches tous les automnes. Tout n’y est pas parfait, mais notre maire est un ami, et il y a à Danville plein d’autres ami(e)s dont je vais vraiment m’ennuyer.

À la galerie, il y a aussi une superbe collection d’art singulier et je peux en léguer une partie avec la maison… La galerie a enfin un achalandage vraiment fidèle et possède un carnet d’adresse international.

J’oubliais, je ne vous ai pas tout dit.

Pourquoi la quitter? La réponse est simple, la vie me mène ailleurs.

C’est pour cela que je cherche d’abord un acheteur qui a envie de la reprendre, d’y poursuivre une mission passionnante, de la faire rayonner. Je serai toujours disponible pour y contribuer.

Je suis souvent en déplacement, mais durant les deux ou trois semaines des fêtes 2017-2018, j’y serai pour vous la faire visiter. Il faut pour cela prendre rendez-vous en m’écrivant à nanasgallery@gmail.com

Plein de bises. JR

SVP Laissez-moi un mot, des commentaires… Ici, tout près, en bas…

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Archive de la dernière page d’accueil du site

La Galerie des Nanas est ouverte depuis l’été 2011, au 85 rue Daniel-Johnson, à Danville, en Estrie, au Québec. Il s’agit de la toute première galerie canadienne consacrée à l’art insubordonné au féminin. Cette esthétique est proche parente de l’art brut, hors-normes, singulier, indiscipliné ou outsider.

Vous pouvez visiter la galerie sur rendez-vous. Voir la page contact.

Voici la programmation de notre saison 2017.

La Galerie des Nanas privilégie toujours les hurlements, protestations, constats sociaux, éclatements picturaux. La galerie est nommée en hommage à Niki de Saint-Phalle.

Le village de Danville en Estrie, possède un patrimoine architectural extrêmement bien conservé. Il est le tout premier village relais du Québec. Son symposium annuel des arts en est cette année à sa dix-huitième édition.

Pour toutes ces raisons et aussi grâce à un coup de coeur inexplicable, Martine BIROBENT, artiste plasticienne multidisciplinaire et Jean-Robert BISAILLON, activiste de l’autoproduction artistique ont implanté leur galerie d’art en milieu rural, à Danville, au Québec.

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Mimi Traillette – Corps célestes

La Galerie des Nanas est à la fois triste et fière de présenter pour une troisième fois le travail de Mimi Traillette. Triste puisqu’il s’agira de la toute dernière exposition de la galerie avant sa fermeture et fière parce que Mimi est collaboratrice chez nous depuis le tout début.

Mimi Traillette, de son vrai nom Émilie Harlaux, est l’une des co-fondatrices de la galerie 106U de Montréal. Elle a exposé au Québec, au Canada et en France. Elle est membre des Villes-Laines, le fameux collectif de tricoteuses pirates de Montréal, elle est connue pour son travail textile teinté d’humour noir. Or, cette fois, elle nous propose un travail empreint de sagesse et de contemplation, inspiré par sa nouvelle vie, sur les riches terres agricoles de Neuville, au bord du fleuve. Ses poupées de feutre douces et attachantes nous feront voyager au royaume des corps célestes. De plus, elle offrira un atelier de créativité aux adolescent(e)s de la maison des jeunes Au Point de Danville, le vendredi le 1 septembre de 13h à 15h, dans le cadre du 19e Symposium des Arts de Danville.

Vous l’avez bien lu, il s’agira de la dernière exposition de La Galerie des Nanas. Son co-fondateur, Jean-Robert Bisaillon, annonce la fermeture du lieu autour du 24 septembre prochain. Toutefois, la galerie participe à compter du 28 septembre à l’importante exposition collective « Attention : état brut! » qui se tiendra à Montréal à la Chapelle historique du Bon-Pasteur dans le cadre des festivités du 375e anniversaire de Montréal. De plus amples informations suivront.

La galerie propose en guise de vernissage de l’exposition « Corps célestes », une rencontre avec Mimi Traillette à 16h, le vendredi 1 septembre. Vous pouvez signaler votre présence sur Facebook à l’adresse http://bit.ly/mimiceleste.

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Celle qui peint et celle qui brode

Danielle Jacqui (Roquevaire) et Emily Beer (Paris)
25 juillet au 23 août 2017
Vernissage le mercredi 2 août à 17h

La Galerie des Nanas est fière de présenter le travail de deux artistes singulières de France pour une exposition jumelée inédite au Québec : Danielle Jacqui, la femme qui peint de Roquevaire en Provence et Emily Beer, la femme qui brode, costumière et artiste intuitive, de Paris. De plus La Galerie des Nanas accueille dans ses ateliers, Emily Beer en résidence de création du 25 au 31 juillet.

La rivière (D. Jacqui) et Coeur Voodoo (E. Beer)

Danielle Jacqui, née en 1934, est l’une des figures éminentes de l’art singulier français. Sa maison de Roquevaire, que l’on appelle la «Maison de la femme qui peint», est littéralement recouverte sur deux étages dedans comme dehors d’un travail somptueux. Danielle Jacqui est une femme libre qui refuse de se répéter s’exprimant tantôt par les arts textiles, tantôt par la peinture ou la céramique. Une mosaïque de 35 tonnes vient de faire l’objet d’un don par l’artiste à la ville de Renens en Suisse. La Galerie des Nanas propose douze toiles et autant de dessins de cette artiste. Ce volet de l’exposition est rendu possible grâce à une collaboration avec Polysémie de Marseille.

Emily Beer (se prononce «bear» – comme l’ours…) est une artiste textile intuitive de Paris. Costumière professionnelle, son travail en arts visuels rompt avec cette discipline rigide pour nous proposer un travail d’aiguille libre, coloré, parfois chargé d’émotion. En effet, l’un des sujets de prédilection de Emily est le corps humain et les organes internes. Pour l’exposition de Danville elle nous propose notamment des cœurs tri-dimensionnels d’un grand raffinement. À l’occasion de sa résidence de création à Danville, Emily Beer Se penchera sur le masque et il est possible que cette résidence alimente la prochaine édition du festival Masq’Alors de St-Camille. L’avenir nous le dira. Un vernissage est proposé le 2 août en présence de l’artiste.

La galerie propose en guise de vernissage, un apéro 5 à 7, le mercredi 2 août en présence de l’artiste Emily Beer. Vous pouvez signaler votre présence sur Facebook à l’adresse http://bit.ly/jacquibeer

Téléchargez une image haute résolution de Danielle Jacqui – La rivière : http://bit.ly/jacquinanas

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Tell me, did something went wrong at the Outsider Art Fair 2017?

La Galerie des Nanas drilled seriously into its discretionary budget to attend the Outsider Art Fair in New-York last week. I think we should have bought art instead of trying selling some.

Last year our gallery had also given a try to this seemingly potential haven for brut, hors-normes and outsider galleries. But we were hit by the worst snow storm in decades in New-York and we thought it was the reason for our poor results. Despite the Saturday shutdown of the city we had nevertheless sold several pieces in the 2000-4000 price range. For some reason, this year, we sold essentially the same amount of works but this time it was in the 200-500 price range. How can you make a living as a gallery when you invest over the 10 000 USD mark in booth rental, travelling, hotel, customs bond and obtain such low performance? This is without accounting for close to 48 hours spent attending a booth and answering questions from hundreds of great curious and interested fans without budget. Their budget was to get in the fair at 15$ and it was it. The Outsider Art Fair is a great promotion event for this niche’s proposition, but the art mediation staff paid to do the work.

Was it the Women’s March, the frightening inauguration of the new president or the 1,24M USD$ record breaking vernacular art auction held at Christie’s on Friday the January 22nd ? Is the fair too confident about itself? Many fellow galleries questioned about their results confirmed they lived the same burden we did. Some important foreign galleries didn’t even took the chance of coming.

La Galerie des Nanas who’s fighting for the recognition of living self-taught women artists presented affordable works by 82 years old french art singulier master Danielle Jacqui, by Martine Birobent our own founder dead this year at the age of 60, as well as by Anne-Marie Grgich a veteran and wonderful Seattle artist boasting 25 years of consistent presence at the Outsider Art Fair. We obtained a total sales figure of 750 USD for the three and no interest from the NY press, busy covering American artists and galleries. Are we disappointed, frustrated? I would say yes. Should we blame someone? I don’t know. The one thing I know is we must stop saying that outsider art has found its public and is supported by a consequent and united eco-system. This is false.

If you wish to read on, we wrote an article about the OAF in 2014 which generated quite a good thread of comments. Here it is… http://galeriedesnanas.ca/an-art-fair-looking-for-a-new-framework-the-outsider-art-fair/

Danielle Jacqui – Le manteau de Jeannette

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La programmation de notre saison 2017

Il y avait longtemps qu’on ne vous avait écrit… En 2016, La Galerie des Nanas a subi les éléments et a considérablement ralenti ses activités. Vous le savez toutes et tous, la disparition prématurée et soudaine de Martine Birobent, artiste et co-fondatrice de la galerie, fut un choc. Des annonces ont été médiatisées et levaient le voile sur notre futur, parlaient d’ajustements à notre grille de programmation annuelle (voir La Tribune de Sherbrooke).

Eh bien nous y voilà. 2017 est là et nous sommes en mesure de vous divulguer certaines de nos activités à venir. Pour le moment pas de grands changements. Une belle programmation intra-muros et aussi en déplacement. On assume nos passions !

Cette année à nouveau, nous étions présents à la Outsider Art Fair de New-York du 19 au 22 janvier 2017, en binôme avec Galerie Polysémie de Marseille. Logés au stand 32, nous ferons d’abord une large place au travail de Martine Birobent ainsi qu’à la grande Danielle Jacqui, pour qui il s’agira de l’une des toutes premières présences significatives en territoire Nord-Américain. Nous en reparlerons bientôt… Notre stand présentera aussi les œuvres de Anne-Marie Grgich, Anick Langelier, Caroline Dahyot, Evelyne Postic, Jean-Pierre Nadau, Philippe Azema, Olivier Blot, Alexandre Lobanov, David Abisror ainsi que Davood Koochaki.

Danielle Jacqui – La maison de celle qui peint

Martine BirobentLes grands cycles de la vie, se tient du 26 mai au 2 juillet à l’espace Hortense du P’Tit Bonheur de St-Camille et donnera à voir des pièces cachées dans les réserves de la galerie, réalisées par Martine entre 1995 à 2010. Puisés dans les séries Elle, Danse et Mouvement, Mutants et Cambriens ou encore l’Enfant volant, nous sortirons de terre, de petits trésors enfouis. La commissaire montréalaise Flavie Boucher agira de plus comme médiatrice pour présenter une portion de cette exposition à l’automne 2017 dans le cadre du festival Art et Déchirure de Rouen en France.

Deux oeuvres de Martine Birobent sont aussi exposées à Harstad en Norvège pour l’exposition d’ouverture « Cool – The Artic Outsiders » de la Outsider Art Street Gallery, une nouvelle initiative du Stiftelsen Sør-Troms Museum. Milles mercis à Linda Rainaldi du blogue Inside Outsider Art.

Notre saison débute le 13 juin, avec un pré-accrochage d’oeuvres choisies sélectionnées pour l’exposition À l’état brut de la Chapelle historique du Bon-Pasteur (voir plus bas). En juin, l’artiste muraliste Danaé Brissonnet est en résidence de travail à la galerie.

Du 25 juillet au 23 août, nous vous offrons l’exposition Celle qui peint et celle qui brode ou les œuvres de Danielle Jacqui «Celle qui peint» et Emily Beer «Emily Brode». Emily Beer, dont le «Coeur Voodoo» illustre l’actuel communiqué, sera présente pour une résidence de travail à Danville du 25 au 31 juillet et un vernissage aura lieu lors d’un 5 à 7 le mercredi 2 août.

La présence d’oeuvres de Danielle Jacqui à La Galerie des Nanas constitue quant à lui un rêve matérialisé, grâce à une collaboration avec Galerie Polysémie de Marseille, celui de présenter pour la première fois au Canada, le travail de cette véritable fondatrice de l’art singulier, connue notamment pour sa demeure entièrement recouverte de peintures et bas-reliefs (à Roquevaire, France).

Emily Beer – Coeur Voodoo

Du 1er au 4 septembre dans le cadre du Symposium des Arts de Danville, se tiendra le vernissage de l’exposition Sourcils Bas de Mimi Traillette et Clara B. Turcotte. Exposition d’art lowbrow, à destination des publics de jeunes adultes et d’adolescentes – adultes «straight» s’abstenir. Ce courant, très graphique, puise dans le manga et la BD. Le propos est souvent caustique, humour noir et spleen cachés sous le vernis. Le vendredi 1er septembre dès 13h, Clara B. Turcotte et Mimi Traillette présenteront une activité de créativité libre, dans nos ateliers, dans le cadre du Symposium des Arts de Danville, pour la clientèle de la maison des jeunes Au Point de Danville. Cette exposition se poursuivra jusqu’au 29 octobre 2017.

Jean-Robert Bisaillon, directeur artistique de La Galerie des Nanas agira à titre de galeriste associé auprès du commissaire Hugues Brouillet, de la Galerie Robert Poulin et du Musée Patrick Cady, pour l’exposition À l’état brut qui sera présentée du 28 septembre au 5 novembre 2017 à la galerie de la Chapelle Historique du Bon-Pasteur de Montréal. Cette exposition constituera une première au Québec pour les arts bruts, hors-les-normes, singuliers et outsiders. Y sera présenté le travail d’une vingtaine d’artistes du Québec, des USA et d’Europe.

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Mille traits – Postic et Vachon

Evelyne Postic (Lyon) et Linda Vachon (St-Louis-de-Blandford)
5 août au 5 septembre – Vernissage le samedi 6 août à 15h

RSVP sur Facebook

Toutes deux présentent des oeuvres de forte inspiration graphique où le trait est maître. Travail mitoyen des arts du multiple, sérigraphie, gravure, ce que l’exposition Mille traits offre à voir est néanmoins strictement composé de pièces uniques, dessins originaux et peintures.

Chez Linda Vachon, l’anxiété, la détresse, ne sont jamais bien loin, mais tout comme c’est le cas chez Martine Birobent, elles sont désamorcées par une approche visuelle équilibrée, un recours à la résilience. Linda Vachon est la dernière artiste repérée par Martine avant son décès. Linda Vachon créé des silhouettes humaines aux contours marqués (Hard-Edge), aux traits BD, qu’elle reproduit, colle, use, sur lesquelles elle intervient pour leur conférer des couches de sens additionnelles. Elle précise son propos au fur et à mesure qu’elle attaque le panneau de bois qui sert de support à l’oeuvre. À l’instar d’une Catherine Ursin, Linda Vachon privilégie une esthétique post-punk qui donne à ses œuvres un caractère très iconographique.

Evelyne Postic, quant à elle, s’inscrit plutôt dans une démarche cathartique. Dessins compulsifs d’une grande complexité, les personnages de Postic se fondent dans des herbiers, des planches botaniques d’une grande beauté. Alors que les artistes graphiques contemporains n’hésiteraient en aucun temps à engager un tel effort de précision et de détail dans des planches reproductibles, Evelyne Postic, fait de chacune de ses propositions un objet unique chargé d’innombrables heures de travail. Le rendu final est très analogue aux propositions des artistes médiumniques telles Laure Pigeon ou Madge Gill. Evelyne Postic a exposé à Lyon, Paris, New-York, Tanger et Kyoto.

L’exposition de Postic et Vachon se poursuivra durant le weekend du Symposium des Arts de Danville.

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Explosion cambrienne – Martine Birobent au Centre d’Interprétation de l’ardoise de Richmond

Le Centre d’interprétation de l’ardoise vous invite au vernissage de sa nouvelle exposition temporaire, le dimanche 24 juillet de 15 h à 17 h. RSVP sur Facebook

Explosion cambrienne est présentée en collaboration avec La Galerie des Nanas de Danville, co-fondée en 2011 par Martine Birobent et Jean-Robert Bisaillon. Elle regroupe le corpus des Mutants et Cambriens, réalisé par Martine Birobent entre 1999 et 2009.

Martine Birobent - Duo Bleu

Explosion cambrienne comprend quelque vingt huiles figuratives réalisées avec des pigments bleu outremer purs et autant de sculptures d’assemblage en résine de fibre de verre. On y retrouve toute la force symbolique humaine, féministe et outsider de Martine Birobent, ses personnages en pleine mutation exprimant avec force, joie et exubérance les épreuves de la vie.

Très inspirée par la théorie de l’évolution, Martine Birobent était également fascinée par les fossiles découverts dans les schistes de Burgess, lieu réputé au Canada pour ses gisements ardoisiers. Elle se considérait elle-même comme la représentante d’une espèce éteinte et fossilisée. Sur ce thème, elle a créé une série d’œuvres, principalement des tableaux et des sculptures, qui n’avaient pas encore été réunies à ce jour. Tout au long de sa carrière, Martine Birobent a exposé à Montréal, New-York, Paris, Lyon et Genève. Elle est décédée en mars 2016.

Le Centre d’interprétation de l’ardoise est heureux de souligner le travail hors du commun de cette artiste. Son rayonnement international suscite un intérêt grandissant pour les régions du Val-Saint-François et des Sources.

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Femmes rapaillées – Caroline Dahyot (Picardie) et Julie Gagnon-Bond (Lac St-Jean)

30 juin au 31 juillet 2016
vernissage le jeudi 30 juin à 17h – en présence des artistes

La Galerie des Nanas est fière de recevoir deux grandes voyageuses, de Picardie et du Lac St-Jean, pour une exposition jumelée de fort calibre. Toutes deux plasticiennes très aventureuses, elles nous offrent des assemblages intuitifs et inédits, des «rapaillages» osés, faisant appel à diverses techniques amalgamées : dessin, peinture, matières textiles, objets trouvés, poupées.

Caroline Dahyot, actuellement présente en résidence de création à la galerie (jusqu’au 1ier juillet), vit et travaille à Ault en Picardie. Son espace de vie, la «Villa Verveine», fait aussi office de galerie dont la vue se prolonge sur la Manche. Invitée à la Biennale Hors-Normes de Lyon en 2015, elle participe à de nombreuses expositions et son œuvre est inscrite dans de nombreuses collections privées. Son travail se partage entre trois corpus très complémentaires et maîtrisés : poupées construites de fragments divers, bas-reliefs textiles brodés et dessins empreints d’histoires du quotidien, émouvants et fragiles. Elle présente ses œuvres dans des mises en scène touchantes, belles, déstabilisantes.

Julie Gagnon-Bond, rebelle de St-Prime au Lac St-Jean, propose des assemblages spontanés, éclaboussés de couleurs. Se situant entre la peinture et le bas-relief, son travail est à son tour, comme La Galerie des Nanas en a fait son écrin, une œuvre inclassable, intuitive, insubordonnée, engagée. Peu habituée à la circulation de son travail hors de sa région d’attache, nous sommes fiers de pouvoir humblement lui offrir une tribune nouvelle, qui plus est, permettra la rencontre avec une sœur de cœur, la fabuleuse Dahyot.

Pour une première fois et pour permettre aux visiteurs d’être présents avant le long weekend de la Fête du Canada, la galerie propose en guise de vernissage, un apéro 5 à 7, le jeudi 30 juin. Vous pouvez signaler votre présence sur Facebook à l’adresse http://bit.ly/dahyotbond.

Téléchargez une image haute résolution de Caroline Dahyot – Le bon moment (2016) : http://bit.ly/dahyotnanas

Julie Gagnon-Bond - Les potineuses (détail)

Julie Gagnon-Bond – Les potineuses (détail)

 

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Sur les traces de Martine…

Je reviens d’un voyage professionnel en lien avec mes projets de métadonnées musicales qui m’a mené à la CISAC, à la Bibliothèque Nationale de France et au MIDEM (hébergé chez l’adorable Armelle). J’ai profité de ce déplacement pour aller revoir des amies proches et connaissances inestimables qui ont connu ou soutenu le travail de Martine. Je suis allé me charger de câlins et de bises pour mieux encaisser avec ces belles personnes la disparition de la splendide Martine Birobent, la fondatrice de la Galerie des Nanas. Celle qui fut à la fois mon artiste favorite, ma grande amie, l’amour de ma vie, jusqu’à sa mort le 30 mars dernier.

D’abord la Halle Saint-Pierre, cette modeste et chaleureuse cathédrale de l’art brut et singulier, revoir Pascal Hecker qui m’a présenté à Marcel et à Jean-Claude Volot, de l’abbaye d’Aubagne, dont la passion s’illustre éloquemment dans l’actuelle exposition «L’Esprit Singulier». Très beaux bourrages de Francis Marshall, magnifiques Jésus torturés par Murielle Belin ou encore dessins d’un infini raffinement de Hélène Lagnieu, la Halle Saint-Pierre poursuit sa mission avec droiture et courage.

Jeudi soir le 2 juin, le destin m’envoie le vernissage des nouvelles œuvres de Ody Saban à la Galerie Claire Corcia. La soirée est co-présentée avec Anne & Julien de la Revue Hey!. Autant y voir une sorte de miracle. Rencontre fabuleuse avec Géraldine, Patricia et Shawn, clients de la Outsider Art Fair de New-York en janvier. Iléana Cornea y est, tout comme ce cher Laurent Danchin qui est venu, tard, mais droit comme une montagne, alors que de mon côté le vin rouge avait commencé à couler comme rivière… L’accueil de Claire fut réconfortant, quant aux échanges avec Ody et à son riche exposé, j’ai un droit à un grand privilège. Mes excuses d’avoir eu à quitter en catimini après trois heures d’émotions vives, fatigué, enivré et secoué. Les nouvelles acryliques texturées de Ody Saban sont grandioses. Partout, ses couples amoureux, m’irriguaient le cœur.

Samedi soir le 4 juin, quelques heures après ma présentation au MIDEM, direction Marseille pour la Galerie Polysémie. Exposition de Davide Cicolani, retrouvailles avec François Vertadier et Isabelle Jambon. Adorable Isabelle, pétillant Vertadier, fouetté par la nouvelle d’une vente en direct d’une œuvre de Philippe Azema, par les bons soins de notre ami Robert Poulin de Montréal.

Dès le lendemain, direction Toulouse pour voir notre amie prodigieuse Christine Béglet, résidente détenant le record de présence à la Galerie des Nanas et âme rassurante sur le tracé des dernières années de Martine. Son travail de collagiste méditatif et intuitif est unique et inclassable. Que je rêve du jour où Chochotte pourra quitter son emploi et se livrer à cette passion au rythme de la nature, de la mer et du vent.

Un endroit plus que tout autre symbolise pour moi Martine. Mirepoix. Mirepoix plantée au milieu des châteaux cathares et des champs de tournesol. Violence, force et beauté. Je suis retourné à la cathédrale, sous les couverts de la mamie Lucie, au bar l’Atmospher qui jouait «Heart of Gold» de Neil Young. J’ai rêvé, je crois.

Direction Montpelier et St-André de Sangonis pour voir le petit frère Didier Birobent et son mari Philippe Dauba. Didier n’a pas vu sa grande sœur avant qu’elle ne meure. Impossible de décrire à quel point ce fut émouvant. Didier a toujours été là pour nous faire rire, pour nous permettre de poser nos valises pleines de vêtements sales, pour nous amener nous baigner nus dans la méditerranée, pour me filer un coup de main lors de la tournée des Chiens. C’est lui qui a croqué la photo qui illustre cet article, c’est lui et Philippe qui ont permis à Martine de réaliser son dernier rêve : Les Cévennes. Avons évoqué Annie et Lulu, la belle Ninibent, restée à Paris.

Marion Oster de la Galerie Coeur au ventre représente le travail de Martine en Europe. Marion surmonte chaque fois sa santé précaire pour bien me recevoir, pour m’alimenter des plus belles découvertes. Cette fois c’est Juliette Zanon qui me jette sur le cul, comme avant Petra ou Jakline ou Pierre Amourette. Quelle direction artistique irréprochable. Un jour Ludo, son compagnon, devra bien tout abandonner, pour se lancer à son tour dans cette aventure qui ne demande qu’à atteindre les hauteurs stellaires qu’elle mérite.

Guy et Loren sont des poètes. Les derniers poètes? Peut-être. La Galerie La Rage et la Biennale Hors-les-Normes sont toujours vivantes, ancrées dans la rue du 7e arrondissement de Lyon, dans cette nouvelle région Auvergne-Rhones-Alpes et dans le cœur de nombreux artistes hors-les-normes et autodidactes du monde. Guy et Loren m’ont invité au Café des Nains pour parler de la micro BHN en Chine et de la 7e Biennale de l’automne 2017. Ça fait beaucoup de 7, chiffre chanceux. Ils prenaient l’avion le lendemain de mon départ. Nous devions nous revoir, tout comme nous devrons nous revoir en plein désir et en plein désordre!

Paul Poule et Martine Birobent furent parmi les premiers amants virtuels de tous les temps. Lui 28 ans, elle 60. Je fus un peu jaloux de Kenny «Paul Poule» Ozier-Lafontaine, je comprends désormais pourquoi. Leur collaboration éphémère n’a pour beauté égale que sa beauté vivante et la sienne qui s’évanouit. Nous reparlerons de celui là. Merci Kenny. Merci pour ton regard clair, pour nos futurs projets.

Avec Esteban Kang aussi nous avons des projets. Merci Marion de me l’avoir livré sur plateau d’argent, ce vidéaste qui a immortalisé Martine en cet automne 2015, merci aussi à Evelyne Postic et Bernard Pilorge pour avoir été là ce dernier soir. Evelyne expose à la Galerie des Nanas en août de cette année.

À Lyon, j’habitais dans l’atelier de Hélène Lagnieu et Patricia Gattepaille. Il y avait aussi Paco Pedro et Billy, les chats. Il y avait surtout la force zen et aérienne de Hélène, heureuse comme un poisson dans l’eau de son atelier fabuleux, en contexte HLM, construit à une époque où nous fondions des espoirs sur l’art.

C’est Didier qui a retrouvé la dernière trace de Martine. Là, sur la plage des Aresquiers, elle a passé une dernière nuit sans nous, dans une cabane de bois flottant, se remémorant peut-être ses années de quêtes et de renaissance, ses amours, celles et ceux qui ne l’oublieront jamais.

Plage des Aresquiers Maison Birobentesque

Plage des Aresquiers Maison Birobentesque

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