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La Galerie des Nanas est ouverte depuis l’été 2011, au 85 rue Daniel-Johnson, à Danville, en Estrie, au Québec. Il s’agit de la toute première galerie canadienne consacrée à l’art insubordonné au féminin. Cette esthétique, proche parente de l’art singulier, indiscipliné et outsider, suscite beaucoup d’intérêt en Europe et aux États-Unis (notamment à Chicago), mais émerge encore lentement au Québec.

Les femmes sont toujours sous-représentées sur les marchés de l’art contemporain malgré leur fort contingent au sein des programmes de formation artistique. Elles ont joué un rôle prépondérant dans le développement du Québec moderne, intimement lié à l’essor industriel, mais aussi dans le développement des régions rurales et minières. Le langage et la sensibilité artistique des femmes, leur univers intérieur, sont différents de celui des hommes. C’est là un fait indéniable. Les oeuvres de femmes, bien que campées dans une infinie variété de genres et d’approches ne croisent pas ou peu l’infinie variété des genres et d’approches de leurs collègues masculins. C’est pour ces raisons, et non pas par féminisme ou sectarisme, que la Galerie des Nanas opte pour ce choix politique. La Galerie des Nanas privilégie les hurlements, protestations, constats sociaux, éclatements picturaux. La galerie est nommée en hommage à Niki de Saint-Phalle.

Le village de Danville en Estrie, possède un patrimoine architectural extrêmement bien conservé. Il est le tout premier village relais du Québec. Son symposium annuel des arts en est cette année à sa treizième édition.

Pour toutes ces raisons et aussi résultat d’un coup de coeur inexplicable, Martine BIROBENT, artiste plasticienne multidisciplinaire et Jean-Robert BISAILLON, activiste de l’autoproduction artistique ont quitté le Plateau Mont-Royal pour implanter leur nouvelle galerie d’art en milieu rural, à Danville.